La Lettre électronique de Jean-Pierre Sueur, sénateur du Loiret
Numéro 779 du 30 mars 2020
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Covid-19
Urgence pour les EHPAD !

Je reçois nombre d’alertes qui me montrent la situation critique dans laquelle se trouvent les EHPAD, y compris dans le Loiret. M. le Préfet parle, à juste titre, d’une « préoccupation majeure. » Je pense en particulier, mais non exclusivement, à l’EHPAD Le Bois Fleuri à Saran, qui dépend du CHRO, où deux décès ont été déplorés et où neuf résidents sont atteints du Covid.
Cela me conduit à demander l’application urgente des mesures annoncées par le Premier ministre : isolement des résidents, quoi qu’il en coûte... et tests et protection maximale pour les personnels et les résidents.
Je relaie et soutiens le « cri d’alarme » lancé par mes collègues députés, à l’initiative de Valérie Rabault et Christine Pires Beaune.
Oui, il y a une urgence pour les EHPAD !
JPS
 
Le microbe et la planète

Ce pourrait être le titre d’une fable de La Fontaine. Justement, Jean de La Fontaine est l’un des écrivains qui a le mieux écrit sur ce qui est en train de se passer. Relisez Le lion et le moucheron. La littérature permet de mieux comprendre le monde que bien des discours pompeux. Je pense aussi aux réflexions de Pascal sur « l’infirment grand » et « l’infiniment petit » et à ce que Voltaire nous écrit dans Micromégas
…C’est donc un microbe de dimension infinitésimale, venu, nous dit-on, d’un animal sauvage vendu en Chine dans des conditions déplorables, un microbe invisible tant il est ténu qui a déclenché une catastrophe d’une ampleur inédite, qui a envahi, bouleversé, submergé, de pays en pays, de continent en continent, la terre entière.
Cet événement planétaire me conforte dans l’idée que, contrairement à des apories ressassées dans les temps qui courent, la nature n’est pas toujours naturellement bonne. Et l’action des êtres humains n’est pas toujours un désastre ou une pollution, comme on le dit ou le présuppose trop souvent. Bien au contraire, on voit aujourd’hui que pour guérir de la catastrophe, chacun se tourne vers les médecins et les chercheurs scientifiques.
Cet événement nous incite aussi à remettre en cause la religion de la supposée bienfaisante mondialisation, du marché sans entraves, de l’autorégulation de l’économie. Non qu’il faille rebâtir des frontières, magnifier le protectionnisme et tolérer la xénophobie. Non ! Il faut, et il faudra, dans un nouveau contexte, réfléchir à ce qui est nécessaire et à ce qui est accessoire, redonner aux pouvoirs publics – nationaux, européens, mondiaux – la place qui doit leur revenir au lieu de les vilipender. C’est d’ailleurs un singulier retour de l’histoire que d’entendre les plus libéraux nous parler aujourd’hui de nationalisation !
Cet événement, enfin, doit nous inciter à défendre, plus encore que par le passé, avec force, avec beaucoup de force et de détermination, la nécessaire justice sociale. Je viens d’écrire qu’il fallait distinguer l’essentiel de l’accessoire. Ces mots n’ont pas pour tous le même sens. Alors qu’il y aura – tout le monde le sait – une dépression, donc, au moins pour un temps, moins de ressources disponibles, il faudra donner la priorité, l’absolue priorité à celles et ceux qui éprouvent le plus de difficulté pour « vivre simplement » – pour simplement vivre – et qui connaissent chaque jour la précarité. On le voit d’ailleurs dès aujourd’hui : il n’y a pas d’égalité dans la façon dont les uns et les autres peuvent, et doivent, vivre le confinement.
Lors de la crise de 2008, on avait déjà beaucoup lu qu’une fois qu’elle serait passée, « rien ne serait plus comme avant. » Or la réalité, c’est que tout a continué comme avant. Réfléchissons-y.
…Mais aujourd’hui, l’heure est au soin, à la prévention, à la guérison. Merci encore à toutes celles et à tous ceux qui s’y consacrent avec dévouement et abnégation. Il faudra s’en souvenir.
Et prenez soin de vous !
Jean-Pierre Sueur
Jean-Pierre Sueur demande l’extension du régime des catastrophes naturelles aux pandémies

Jean-Pierre Sueur a posé une question écrite à Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des Finances, par laquelle il appelle son attention sur l’importance qu’il y aurait à élargir les cas de mise en œuvre du régime des assurances pour catastrophes naturelles aux risques liés aux pandémies. Il lui a rappelé que la Fédération française des assurances a indiqué dans un communiqué du 23 mars dernier que « les assureurs sont demandeurs pour participer à une réflexion » sur ce sujet. Il lui demande en conséquence quelles dispositions il compte prendre à cet égard et ce qu’il entend faire, le cas échéant, afin qu’une anticipation d’une telle mesure puisse être envisagée sous une forme ou sous une autre, eu égard à la situation actuelle.
>> Lire la question écrite
Loiret
Jean-Louis Bernard

Le décès de Jean-Louis Bernard me touche beaucoup. Ancien maire d’Orléans et député du Loiret, il fut plusieurs fois mon adversaire politique. Je puis témoigner qu’en toutes circonstances, cela ne l’empêcha nullement d’être d’une extrême et constante courtoisie à mon égard, comme à l’égard de tous, qu’ils fussent ses amis politiques ou non. Chirurgien au centre hospitalier régional d’Orléans, il avait un rapport de grande sympathie avec ses patients, qui le lui rendaient bien. Membre du Parti radical, il portait en lui ce qu’il y a de meilleur dans la tradition radicale : un solide esprit républicain et un grand humanisme, qui allait de pair avec une vraie humanité.
Jean-Pierre Sueur
Luc Tafforeau

C’est avec une grande tristesse que j’ai appris le décès de Luc Tafforeau. Luc a été longtemps le directeur du Centre de formation d’apprentis de l’agglomération orléanaise. Il y était très proche de tous les apprentis, comme des formateurs. Il voulait que la formation fût la meilleure possible pour tous les jeunes qu’il avait en charge et assumait sa tâche avec autant de rigueur que d’humanité. Il a été longtemps un élu très dévoué à Saran avant de devenir l’adjoint de Jean-Vincent Valliès à Chécy, où il a œuvré sans relâche pour le développement de la commune et le bien-être de ses habitants. Très attaché aux valeurs de justice et de solidarité, il n’a jamais envisagé l’action politique comme un moyen de se mettre en avant, mais toujours comme un service ! Un grand merci à toi, Luc. Je pense à ton épouse, Anne-Marie, aux tiens et à tous tes amis qui sont dans la peine.
Jean-Pierre Sueur
Manu Dibango

Inoubliable fut l’inauguration du Zénith d’Orléans, le 26 septembre 1996, avec Manu Dibango, qui vient de nous quitter. Ce jour là, cet immense musicien fut chaleureux, enthousiaste, généreux - comme il le fut toujours. Ce fut un honneur et un plaisir de l’accueillir pour cet évènement !
JPS
(Sur la photo, avec le très cher Augustin Cornu, alors adjoint à la culture)
Dans la presse
Charles Péguy, l'Orléanais trop méconnu

Je signale cet article sur Charles Péguy paru dans La République du Centre du 25 mars 2020.

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