La Lettre électronique de Jean-Pierre Sueur, sénateur du Loiret
Numéro 801 du 5 octobre 2020
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Loiret
Reçus à Bercy, des élus et des salariés d’INTEVA demandent des solutions concrètes
Jean-Pierre Sueur, Anne Leclercq, vice-présidente de la Région Centre Val de Loire, David Valence, maire de Saint-Dié (Vosges) et des représentants des salariés d’Inteva de Sully (Laurent Chéramy et Dénis Bernard) et de Saint-Dié ont été reçus le 2 octobre au ministère de l’économie, des finances et de l’industrie par Louis Margueritte, secrétaire général du Comité interministériel à la restructuration industrielle (CIRI) et ses collaborateurs. 
Les élus et représentants des salariés ont insisté  auprès de leurs interlocuteurs pour que les trois demandes suivantes soient clairement prises en compte par le Ministère de l’industrie et celui du Travail, en particulier dans leurs interventions auprès du groupe Inteva.
1) Le respect intégral des engagements pris par l’entreprise à l’égard des salariés qui l’ont d’ores et déjà quittée dans le cadre des Plans de Sauvegarde de l’Emploi (PSE) qui ont été signés.
2) Un engagement clair sur la pérennité du site de Sully-sur-Loire, le maintien sur place des activités de recherche comme des activités de production, et donc les investissements nécessaires pour assurer cette pérennité, tout cela étant étudié en lien avec les collectivités locales. Et que tout soit fait désormais pour réduire au maximum le nombre d’emplois supprimés à Sully-sur-Loire.
3) Un engagement effectif pour la ré industrialisation du site de Saint-Dié, la mobilisation pour ce faire, dans des délais rapides, de crédits inscrits dans le plan de relance. Et une implication forte du ministère sur place en lien étroit avec les collectivités locales. 

>> Dans les médias :
Justice
Quand le Conseil Constitutionnel demande le vote d’une loi dans les cinq mois

Le Conseil Constitutionnel vient de tirer les conséquences d’une décision de la Cour européenne des Droits de l’Homme du 30 janvier 2020 condamnant la France à faire respecter le droit des personnes placées en détention provisoire – donc présumées innocentes – à être incarcérées dans des conditions qui ne violent pas la dignité humaine.

Le Conseil Constitutionnel a ainsi décidé que le Parlement devrait voter dans les cinq mois une nouvelle loi permettant que ce droit soit respecté. La loi devra être votée avant le 1er mars 2021.
Comme l’a écrit Jean-Baptiste Jacquin dans Le Monde« si le délai laissé au législateur est si court, c’est que l’institution estime, ici, que l’atteinte à un droit constitutionnel est particulièrement grave. » Le Conseil constitutionnel rappelle en effet que le préambule de la Constitution de 1946 dispose que « la sauvegarde de la dignité de la personne humaine contre toute forme d’asservissement et de dégradation est un principe à valeur constitutionnelle. »
La balle – si l’on peut dire – est donc désormais dans le camp du gouvernement et du Parlement.
Il me paraît essentiel que le Parlement et tout particulièrement le Sénat s’emploient à tirer toutes les conséquences de cette décision qui a le mérite d’être très claire et conforme à des principes qui doivent être respectés en toute circonstance.
Jean-Pierre Sueur
>> Lire la décision du Conseil Constitutionnel
Conséquences du décret « DataJust » : Éric Dupond-Moretti répond à Jean-Pierre Sueur

Jean-Pierre Sueur avait interpellé Nicole Belloubet, alors garde des Sceaux, sur le décret relatif à DataJust et sur les craintes qu’il induit quant à une éventuelle remise en cause du principe de personnalisation de la réparation des préjudices.
Éric Dupond-Moretti lui a répondu.
>> Lire la question écrite et la réponse
Sénat
Écoles nationales d’architecture : Roselyne Bachelot répond à Jean-Pierre Sueur

Jean-Pierre Sueur avait interpellé Franck Riester, alors ministre de la Culture, sur les difficultés que connaissent les écoles nationales d’architecture et sur leur devenir.
Roselyne Bachelot vient de lui apporter une longue réponse.
>> Lire la question écrite et la réponse
Arts
Sur trois chansons méconnues de Juliette Gréco
En ce lundi où les obsèques de Juliette Gréco se déroulent à Saint-Germain-des-Prés, on me permettra, en ultime hommage, d’évoquer trois de ses chansons méconnues… parmi tant d’autres, car au-delà de Jolie môme, Il n’y a plus d’après, La Javanaise… il y a, en vérité, des centaines de chansons de Juliette Gréco qui sont méconnues, voire inconnues, et qui ne demandent (mais les chansons ne demandent rien !) qu’à être redécouvertes.
La valse des si
Cette chanson date de 1958. Sa musique est une valse d’Henri Sauguet. Elle est dédiée à Elsa Schiaparelli. Ses paroles sont très simples, et même étonnement simplistes, puisqu’elles se limitent à un seul mot, un mot d’une syllabe, donc un monosyllabe : « Si ». Ce « si » est exactement répété ou plutôt prononcé, vécu – c’est le mot qui convient – trente-quatre fois. Chaque fois, la tonalité est différente. Cette extrême pauvreté du vocabulaire permet l’extrême richesse des sentiments, toute une palette, révélés par ces nombreux « si ». Ainsi Juliette Gréco nous offre en chaque syllabe par elle dite ou chantée une profusion de sentiments et de sensations. Les censeurs américains et français ne s’y sont pas trompés. Cette chanson fut interdite de diffusion à la radio.
Jean de la Providence de Dieu
C’est un poème de Pierre Mac Orlan. Il est étrange et plus qu’étrange. Son auteur a dit que c’était une histoire vraie, vécue à Rouen. Mais cette histoire est surréaliste, faite de bribes. On peut l’entendre cent fois – et toujours céder à sa magie, sans jamais être sûr d’avoir compris exactement de quoi il peut s’agir. C’est un bar qui s’appelle « L’Irlandaise ». Il y a un personnage qui s’appelle « Langlois », deux autres qui s’appellent « Machin » et « Chose ». Il y a aussi « moi ». Et il y a un marin qui s’appelle Jean qui navigue et qui pêche sur un bateau dénommé « La Providence de Dieu ». Les personnages apparaissent, disparaissent. Juliette restitue l’indicible mélancolie de ce texte fascinant comme le vent, omniprésent, le vent du nord, le « vent hystérique », qui emporte tout. Cela se passait en « l’an mille neuf cent deux/Au rendez-vous des amoureux. »
La place aux ormeaux
C’est un texte de Robert Nyel. La musique est de Gérard Jouannest. Et c’est très fort. C’est une chanson que l’on n’oublie pas dès lors qu’on a entendu Juliette Gréco la chanter une fois. Oui, une fois suffit.  Je cite seulement le début et la fin. Et je laisse chanter les paroles…
Celles du début :
« En trente-neuf, cette année-là
On commençait de faire la guerre
Moi, j'étais trop petite, je ne comprenais pas
Ce que c'était la guerre
Je regardais les fleurs et l'eau de la rivière
Ou je jouais aux caches sur la place aux ormeaux
Sur la place aux ormeaux
Il n'y avait plus de fêtes, plus de bals populaires
Il n'y avait plus qu' des vieux sur la place aux ormeaux
Sur la place aux ormeaux
On prenait Radio Londres en cachette, derrière
L'ombre de nos rideaux
Tandis qu'on découpait la France en deux morceaux. »

… et celles de la fin (ou presque) :
« Depuis ce temps, tout ce temps-là
On continue de faire la guerre
Et moi, qui suis adulte, je n' comprends toujours pas
Pourquoi faire la guerre
Alors qu'il y a des fleurs, des oiseaux, des rivières
Et des enfants qui s'aiment sur la place aux ormeaux. »


Il n’y a pas de conclusion.
Il y a plus de sept cents chansons à retrouver.
Jean-Pierre Sueur
 
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