La Lettre électronique de Jean-Pierre Sueur, sénateur du Loiret
Numéro 802 du 12 octobre 2020
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Sénat
Jean-Pierre Sueur, questeur du Sénat

Jean-Pierre Sueur a été désigné ce lundi par le groupe socialiste et républicain du Sénat pour être l’un des trois questeurs du Sénat.
Cette désignation, qui doit être actée ce mardi par le Sénat, se traduira par l’exercice par Jean-Pierre Sueur d’une mission particulièrement importante.
En effet, les questeurs ont en charge la gestion de l’ensemble de l’administration du Sénat et disposent de pouvoirs financiers, règlementaires et de nomination.
Leur fonction découle directement du principe d’autonomie administrative et financière des assemblées parlementaires consacrée par la tradition républicaine française et qui constitue une des garanties de leur indépendance vis-à-vis de l’exécutif. De ce principe découle le fait que les assemblées doivent gérer elles-mêmes leur administration, leur personnel et leurs crédits, sans être tributaires des décisions du pouvoir exécutif.
À ce titre, Jean-Pierre Sueur sera membre du bureau du Sénat.
Ces nouvelles attributions sont naturellement compatibles avec l’ensemble du travail parlementaire. C’est ainsi que Jean-Pierre Sueur continuera à participer activement aux débats du Sénat, tout particulièrement sur les textes relevant de la commission des lois, en matière notamment de Justice, de libertés publiques, de collectivités locales et de sécurité.

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Un grand merci à toutes et à tous pour vos nombreux messages de félicitation, qui me touchent. Ils m’encouragent à continuer d’œuvrer pour une démocratie au sein de laquelle le Parlement joue tout son rôle et pour les valeurs et convictions profondes qui sont les miennes, et sans lesquelles la politique, pour moi, n’aurait pas de sens.
JPS
Retour sur la privatisation des autoroutes

Avec nombre de mes collègues – de tous groupes politiques – je me suis opposé au projet de privatisation d’Aéroports de Paris.
Le rapport de la commission d’enquête du Sénat – elle aussi pluraliste – sur les concessions autoroutières qui vient de paraître (on trouvera ci-dessous un lien vers le texte intégral) nous fournit un argument complémentaire d’une clarté limpide !
Il démontre en effet combien la privatisation des autoroutes décidée par le gouvernement de Dominique de Villepin afin de « renflouer » les caisses de l’État s’est traduite par des manques à gagner et des pertes considérables pour l’État, au plus grand profit des actionnaires.
Je me bornerai à citer cette conclusion de mon collègue Olivier Jacquin, sénateur socialiste de Meurthe-et-Moselle, reprise dans le rapport : « Nos travaux prouvent arithmétiquement et froidement, sans contestation possible, le surprofit que vont empocher les concessionnaires d’ici à la fin des contrats. Ils sont évalués par notre commission d’enquête à environ quarante milliards d’euros. Très concrètement, la rentabilité des concessions va doubler sur la période 2020-2036, comparativement à la période 2005-2020 pour atteindre des niveaux stratosphériques et indécents.
On voit qu’il n’est pas possible d’en rester au statu quo quand on mesure les difficultés financières auxquelles nous sommes et seront confrontés.
C’est pourquoi Olivier Jacquin demande, à juste titre, « la mise en place d’une conditionnalité des soutiens publics », des « prélèvements exceptionnels sur de tels niveaux de recettes indues » et « l’examen rigoureux des conséquences d’un retour en régie. »
Jean-Pierre Sueur
Loiret
Situation ubuesque des usagers de la gare de Dordives : Jean-Pierre Sueur interpelle le ministre des Transports

À la suite de l’article de Pascale Auditeau dans La République du Centre du 10 octobre dernier et de l’interview du maire de Dordives, Jean Berthaud, Jean-Pierre Sueur vient d’adresser à Jean-Baptiste Djebbari, ministre délégué aux Transports, une question écrite.
>> Lire l’article de Pascale Auditeau et l’interview du maire de Dordives
>> Lire la question écrite
Arts
Antoine Vitez, trente ans après
L’un des plus extraordinaires souvenirs du théâtre que je garde en moi, le plus extraordinaire sans doute, ce fut au Palais de Chaillot, en 1987, la représentation en version complète – dix heures au total – du chef d’œuvre de Paul Claudel, Le soulier de satin, dans la mise en scène d’Antoine Vitez. « La scène de ce drame est le monde » écrivait Claudel. Ce drame « voltige entre tous les styles, du burlesque au tragique » écrit Youness Boursenna. Oui, c’est un monde, un univers, une épopée, une histoire, ou plutôt plusieurs, fruits d’une écriture puissamment poétique, qui nous emporte. Il faut, bien sûr, accepter de se laisser emporter !
À la fin du spectacle, qui avait commencé dès le matin – il était une heure du matin, de l’autre matin –, nous avons applaudi durant une demie heure. Nous ne pouvions pas, littéralement, nous ne voulions pas quitter le théâtre.
Je dois dire que j’ai éprouvé des sentiments et sensations analogues – bien que ce  fût, il vrai, différent –, lorqu’Olivier Py nous offrit la même version intégrale de la pièce à Orléans.
Aujourd’hui, trente ans après la mort de Vitez, l’INA publie enfin un coffret de quatre DVD – durée totale : 11 h 10 ! – reprenant son inoubliable mise en scène.
Et sa fille, Jeanne, nous explique dans Marianne (numéro du 18 septembre), s’agissant de son père et de Claudel : « Si leurs croyances semblent antagonistes à première vue, mon père […] aimait dans Le soulier de satin la folie de cette pièce dans laquelle il voulait tous – comédiens, spectateurs, techniciens – nous embarquer […] Je garde de cette pièce le souvenir d’un éblouissement […] À chaque entracte, on se demandait si les spectateurs seraient toujours là et ils restaient ! […] L’accueil du public a été extraordinaire […] Cette pièce qui dure dix heures réussit à tenir presque sans accessoires, seulement avec la force de son texte et de ceux qui le jouent. »
On comprendra pourquoi j’ai tant tenu à ce que l’une des trois salles du Théâtre d’Orléans s’appelât « Salle Antoine Vitez ».
Ce choix était pour moi une marque de reconnaissance et un manifeste.
Un manifeste pour une conception de la mise en scène.
Être metteur en scène, c’est d’abord servir les textes.
Servir les textes avec modestie, rigueur et sympathie.
C’est être le passeur qui fait vivre et revivre les textes.
Ce n’est pas se servir soi-même.
Puisse-t-on s’en souvenir.
Jean-Pierre Sueur
Orléans
Hommage à Camille Murcia
À l’occasion de leur 113e salon, les Artistes Orléanais ont rendu hommage à plusieurs artistes récemment disparus.
Nous reproduisons ci-dessous le texte que Jean-Pierre Sueur a écrit à leur demande sur Camille Murcia, texte qui figure dans le catalogue de ce 113e salon.
>> Lire le texte
 
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