La Lettre électronique de Jean-Pierre Sueur, sénateur du Loiret
Numéro 817 du 1er février 2021
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Sénat
Jean-Pierre Sueur est intervenu sur la réforme de la Justice des mineurs

Jean-Pierre Sueur est intervenu sur la réforme de la Justice des mineurs, dont il a souligné le point principal : en finir avec les procédures trop longues qui se traduisent par des décisions prises dix-huit mois après les faits, ce qui, s’agissant de mineurs, n’a aucun sens ! Il a donc soutenu la « césure » dans la procédure prévoyant une première décision rapide sur la culpabilité, ouvrant sur des mesures éducatives, suivies d’un jugement quant aux sanctions, qui devront privilégier l’« éducatif » sur le « répressif », conformément aux termes de l’ordonnance de 1945.
Il s’est toutefois opposé à de nombreux aspects de ce texte, après avoir rencontré les représentants des magistrats, avocats et éducateurs, et entendu leurs critiques. Ainsi, le fait qu’un texte d’application soit diffusé avant le vote du projet de loi ; le choix de la présomption simple au lieu de la présomption irréfragable pour les mineurs de moins de 13 ans ; l’audience unique pour les mineurs réitérants, s’apparentant à la comparution immédiate et mettant en cause la « césure » ; le risque de recul quant à la spécificité de la Justice des mineurs et des juges pour enfants par, notamment, le recours au tribunal de police ; l’impossibilité de mise en œuvre du texte dans les délais annoncés, affirmée très largement par les praticiens du droit rencontrés ; enfin l’absence de moyens, en particulier pour les mesures éducatives, en dépit de l’augmentation de 8% du budget du ministère de la Justice.
L’explication de vote au terme du débat
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Prorogation de l’état d’urgence sanitaire « Il manque un volet social »

Jean-Pierre Sueur a regretté, lors du débat en séance publique au Sénat, que la prorogation de l’état d’urgence sanitaire soit, dans le texte du gouvernement, d’une durée aussi longue, sans qu’aucune date ne soit prévue pour l’intervention du Parlement, qui devrait pouvoir s’exprimer, y compris sur les confinements et couvre feux. Il a demandé pourquoi la caducité de cet état d’urgence était programmée à la fin 2021 alors qu’Olivier Véran a annoncé que tous les Français pourraient être vaccinés d’ici août. Il a voté des amendements réduisant les délais et prévoyant l’intervention du Parlement. Il a enfin déploré l’absence d’un volet social, faisant notamment  état de la situation difficile de nombreux jeunes et étudiants, d’un  volet économique et d’un volet démocratique : plutôt que de « rafistoler » les textes en vigueur, il a plaidé pour des mesures fortes et novatrices permettant la tenue des élections dans les situations de crise sanitaire.
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Marges d’erreur des sondages : un amendement adopté
 
Jean-Pierre Sueur est intervenu en séance publique pour défendre un amendement obligeant les instituts de sondage à publier leurs marges d’erreur. Cet amendement a été adopté par le Sénat.
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Projet de loi « respect des principes de la République » : audition des responsables des cultes

Dans le cadre de l’examen du projet de loi « respect des principes de la République », la commission des lois du Sénat a auditionné François Clavairoly, président de la Fédération protestante de France, et Mohamed Moussaoui, président du Conseil français du culte musulman.
Jean-Pierre Sueur est intervenu au cours de ces deux auditions.
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Culture
Situation du spectacle vivant : Roselyne Bachelot répond à Jean-Pierre Sueur en faisant le point sur les aides existantes

Par une question écrite, Jean-Pierre Sueur était intervenu auprès de la ministre de la Culture afin de demander une « aide urgente et conséquente au spectacle vivant. »
Roselyne Bachelot lui a répondu.
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Arts
Lila Tamazit chante Colette Magny
Avec son nouveau disque, Lila Tamazit nous fait, une fois encore, le cadeau de sa voix. Sa voix, c’est son art, sa forme d’expression, son rapport au monde et à la poésie. C’est son métier. C’est elle.
Lila nous offre chaque son en lui-même, pour lui-même, en ce qu’il porte, tout à la fois, de sensations, de sentiments et d’émotions.
Déjà, elle nous avait proposé des interprétations toutes personnelles de chansons de Serge Gainsbourg.
Aujourd’hui, elle s’attaque, si l’on peut dire, à une grande dame de la chanson militante, de la chanson qui n’a pas peur de se dire et de se vouloir engagée et qui est aussi une grande chanteuse de blues : Colette Magny.
Les treize titres qu’elle a retenus sont datés. Il y est question de la guerre du Vietnam ou de Cuba, de luttes ouvrières dans les années soixante ou soixante-dix, porteuses d’espoir, avant les désenchantements.
Ce sont des chansons-tracts, des cris de révolte, où se glissent aussi tendresse et dérision.
Elles nous disent :
« Aime vraiment, aime vraiment
Ton prochain comme toi-même.
C’est une vérité qu’on nous a transmise,
Mais elle n’a pas pris. »

Ou encore :
« La machine nous enlace comme un boa. »
Ou encore :
« On couche avec les princesses
Par procuration
Dans les journaux à grand tirage. »

Ou encore :
« Je rase les murs, j’ai pas les papiers
Est-ce que j’ai encore le droit d’aimer ? »

Ou encore :
« La prison et le garrot tuent au pays de Goya. »
Ou encore…
Je pourrais citer d’autres extraits encore. Ils montreraient combien ces chants oubliés parlent de détresse et de combats, de la vie simple et difficile, des amours et des peines.
L’intérêt de cet album, c’est de nous les rappeler. Mais c’est surtout de vivre ces paroles habitées par la voix de Lila – ses modulations, son rythme, sa profondeur.
JPS
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